Le Top 10 olympique «Montréal» du Justicier reporter

Après m’être levé aux petites heures du matin pendant les 17 derniers jours et avoir assisté à un nombre incalculable de compétitions sportives, il est maintenant temps de vous livrer le décompte de mes 10 moments montréalais les plus marquants des Jeux olympiques de Londres.

10- Lizanne Murphy et l’équipe féminine de basketball

Qualifiée pour le tournoi olympique pour la première fois depuis les Jeux de Sydney en 2000, l’équipe canadienne n’avait rien d’une favorite. Actuellement 11ème au classement mondial, les Canadiennes ont tout de même renversé les Brésiliennes, 6ème au monde, par la marque de 79 à 73 lors du tour de qualification. Malgré des défaites respectables de 58-53 contre la Russie (co-2ème au monde), de 64-60 contre la France (8ème au monde et futures médaillées d’argent) et de 72-63 contre l’Australie (co-2ème au monde et futures médaillées de bronze), une victoire de 73-65 contre les favorites locales, les Britanniques, leurs a permis d’accéder à la ronde quart-de-finale. Elles y ont affronté les redoutables Américaines qui étaient en route vers la médaille d’or. Malgré une difficile défaite de 91 à 48, les Canadiennes peuvent se dire «mission accomplie» et l’avenir semble très intéressant dans leur cas.

9- Annie Martin et Marie-Andrée Lessard (volleyball de plage)

68ème au monde, le duo montréalais faisait partie d’un difficile groupe lors des préliminaires. Elles devaient, en effet, se frotter aux Italiennes Greta Cicolari et Marta Menegatti (7ème au monde), aux Russes Evgeniya Ukolova et Ekaterina Khomyakova (26ème au monde), ainsi qu’aux favorites locales, les Britanniques Zara Dampney et Shauna Mullin. Malgré trois défaites, Annie et Marie-Andrée ont bien tiré leur épingle du jeu, gagnant un set à chaque fois. Une belle performance pour ces deux athlètes dont c’était probablement les derniers Jeux.

8- Émilie et Hugues Fournel (canoë-kayak)

Émilie, 25 ans de Dorval, et son frère, 23 ans de Lachine, espéraient beaucoup de leur participation aux Jeux de Londres. Émilie ayant participé aux Jeux de Beijing en K4, elle était maintenant en solo pour le 200m et le 500m pour ses deuxième Jeux. Hugues, de son côté, participait pour la première fois aux Jeux en K2 200m et 1000m avec son coéquipier Ryan Cochrane. Émilie terminera 14ème au 500m et Hugues 7ème au 200m, des résultats peut-être en dessous de leurs espérances. Mais c’est une belle histoire de famille pour les enfants de Jean Fournel, qui avait représenté le Canada aux Jeux de Montréal en 1976 dans la même discipline.

7- Éric Lamaze (sports équestres)

Champion olympique en titre au saut d’obstacles, Éric Lamaze fût frappé par un malheur moins d’un an avant les Olympiques. Le 6 novembre 2011, au moment de sortir de piste après la 4ème étape de la Coupe du monde à Vérone, son cheval Hickstead (considéré par plusieurs comme le meilleur cheval du 21ème siècle) s’écroule, victime d’une rupture aortique. Profondément bouleversé par ce décès, Éric Lamaze décide tout de même de poursuivre sa carrière et c’est avec Derly Chin du Muze, une jument de 9 ans, qu’il participe aux Jeux de Londres. Il termine 29ème du concours individuel, mais c’est tout de même une belle performance après une année bouleversée.

6- Alexandre Despatie (plongeon 3m)

Parlant d’année rocambolesque, que dire de celle d’Alexandre Despatie? Après une année d’absence suite à une opération au genou, après une grave blessure à la tête seulement six semaines avant les Jeux, Alexandre est tout de même de la partie pour ses quatrième Jeux olympiques. N’ayant évidemment pas eu la préparation idéale, il termine tout de même 6ème au 3m synchro (avec Reuben Ross) et 11ème au 3m individuel. Une belle carrière olympique qui se termine.

5- Marie-Ève Beauchemin-Nadeau (haltérophilie)

Actuellement classée 11ème au monde chez les moins de 69 kg, Marie-Ève ne visait pas une médaille, mais une belle performance pour ses premiers Jeux olympiques. Terminant 1 ère du groupe B, elle s’assurait d’un top 10. C’est finalement en 8ème position qu’elle terminera la compétition, tout en étant un coup de cœur de la foule. Elle est un vent de fraicheur dans ce sport dur. En espérant la revoir en 2016 à Rio.

4- Jennifer Abel (plongeon 3m)

À seulement 20 ans et déjà à ses deuxième Jeux olympiques, Jennifer Abel était une des têtes d’affiche de la délégation canadienne. Et elle n’a pas déçu! Sa 6ème position au tremplin de 3m nous démontre une belle progression après sa 13ème place des Jeux de Beijing. Mais c’est au 3m synchronisée qu’elle fût fantastique et remporta le bronze en compagnie d’Émilie Heymans. Émilie en étant probablement à ses derniers Jeux, on y a donc vu comme une passation de flambeau dans l’élite du plongeon féminin au Canada.

3- Meaghan Benfeito (plongeon 10m)

Après avoir obtenu la 7ème place au 10m synchronisée avec sa grande amie Roseline Filion aux Jeux olympiques de Beijing, Meaghan Benfeito était de retour à la tour. Malgré qu’elles n’aient atteint le podium dans aucune compétition internationale dans la dernière année, les deux plongeuses ne visaient rien de moins qu’une médaille. Et c’est avec des plongeons digne des grandes qu’elles montèrent sur le podium en obtenant le bronze. Elle a également participé au 10m individuel pour la première fois aux Olympiques. De ce côté, elle nous a fait vivre toute une gamme d’émotion. Après avoir terminé 10ème lors des éliminatoires, elle a ébloui le public et les juges en s’emparant du 2ème rang en demi-finale. Elle terminera 11ème de la finale, mais le meilleur est à venir pour la plongeuse de 23 ans.

2- Andréanne Morin et le huit de pointe féminin en aviron

Après avoir raté le podium par 79 centièmes de seconde en 2008 lors des Jeux olympiques de Beijing, Andréanne pris la décision de se retirer après deux Jeux et 11 ans à se consacrer à l’aviron. Mais après une année à s’être fait demandé de revenir par la barreuse Lesley Thompson-Willie, la chef de nage de l’embarcation canadienne décide de se relancer à l’eau pour l’avoir sa médaille olympique. Et elle a réussi à l’avoir, les Canadiennes terminant au deuxième rang derrière les puissantes Américaines. Une belle médaille d’argent et une retraite bien méritée pour Andréanne Morin.

1- Rhian Wilkinson et l’équipe féminine de soccer

Je dois vous l’avouer, je ne suis pas un grand fan de soccer… loin de là! J’ai toujours eu de la difficulté à voir un paquet de monde courir après un ballon pendant 90 minutes avec un score finale de 1-0 et trois tirs au but de chaque côté. Mais l’équipe féminine canadienne m’a vraiment accroché à son épopée. Classées 7ème au monde, les Canadiennes ont perdu 2-1 contre les Japonaises (3ème au monde) et gagné 3-0 contre l’Afrique du Sud (61ème au monde) lors du premier tour. Elles se devaient donc d’obtenir, au moins, un match nul face aux Suédoises (4ème au monde) afin d’accéder à la ronde quart-de-finale. Ce qu’elles ont fait grâce au deuxième but du match de Melissa Tancredi à la 84ème minute de jeu. Après avoir traversé les Britanniques, elles rencontraient sur leur chemin les meilleures au monde, les Américaines, en demi-finale. Une performance phénoménale de trois buts de la capitaine Christine Sinclair a permis aux Canadiennes de mener 3-2 jusqu’à la fin du match, où un coup franc «suspect» accordé aux Américaines créa l’égalité. Se battant jusqu’à la toute fin, les Canadiennes subirent une défaite crève-cœur de 4-3 en deuxième période de prolongation. Malgré cela, elles se relevèrent et arrachèrent le bronze à la France (6ème au monde). Une première médaille canadienne dans un sport d’équipe depuis le médaille d’argent en basketball de 1936!

Ce fût donc 17 jours hauts en émotion. Le prochain rendez-vous sera du 7 au 23 février 2014 pour les 22ème Jeux olympiques d’hiver à Sotchi, une ville russe bordant la mer Noire.

 

 

 

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À propos de Les Justiciers urbains

Un jour, à la suite d’un projet mésadapté pour nore quartier, nous, les Justiciers urbains, avons été frappés par le devoir d’accomplir le destin qui nous unissait. Cette union nous a confié des turbos pouvoirs : lucidité et «exécutivité» hors du commun, capacité de faire triompher le bien du mal (uniquement dans des milieux citadins) ainsi que «sens de l’urbain» les avertissant des dangers imminents. Les Justiciers urbains aiment leur ville plus que tout. C’est pourquoi nous nous intéressons à l’ensemble des questions et enjeux concernant Montréal et sa région. Nous prenons position et faisons valoir nos idées face aux enjeux d’actualité. Nous produisons des éditoriaux, rédigeons des mémoires et participons à des consultations publiques avec pour mission de servir le bien commun de Montréal et de ses citoyens.

Publié le 18 août 2012, dans Justicier reporter. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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