Sortie de secours

Pour cette édition d’UNi pour Montréal Stéphanie Béliveau  a accepté de collaborer avec les Justiciers urbains et de nous présenter l’organisme Sortie de secours.

Marcus (nom fictif), 17 ans, s’emmerde. Il passe le plus clair de son temps à errer dans les parcs et les stations de métro. Depuis qu’il est petit, il présente certains troubles de comportements (il pète les plombs… et des gueules). Depuis quelque temps, il a  son gang (le genre médiatisé). Il se sent apprécié, accepté, à la hauteur. On a régulièrement besoin de lui (le fameux tapage de gueules). La dernière fois, la situation tourne mal. Son ami est dans le coma ; ça aurait pu être lui… Il faut que ça cesse. Ce n’est pas la première fois qu’il y pense, mais là, il n’en peut plus.

L’équipe du projet Sortie de secours (SDS) vient en aide aux jeunes qui sont déterminés à se sortir du milieu des gangs de rue. Existant depuis janvier 2009, ce projet est chapeauté par la Fondation Québécoise pour les Jeunes Contrevenants (FQJC) (également connue sous le nom de La Fondation de la deuxième chance), qui existe quant à elle depuis plus de 30 ans.

Autre scénario. Incapable de supporter sa situation familiale, Tanya (nom fictif), 15 ans, a fugué. Elle est repérée par un beau grand gars sympathique de 21 ans. Il l’a recueillie, hébergée, habillée, gâtée et séduite. Bref, manipulée. Elle se sent appréciée, aimée, à la hauteur. Amoureuse et redevable à ses yeux, elle accepte de danser (oui, oui, nue !) dans des partys privés afin que les dettes de son homme (« proxénète » serait plus juste) soient réglées. Ils pourront ainsi vivre leur amour en paix. Elle lui demande quand tout ça prendra fin. Celui qui lui a d’abord donné un coup de main lui décoche un solide coup de poing.

Sortie de secours est là quand des jeunes – gars et filles – veulent s’en sortir. Pour chaque jeune, l’équipe d’intervenants veille à créer un « filet de sécurité » en travaillant en étroite collaboration avec les organismes de la communauté. Quel que soit le besoin du jeune (hébergement, déménagement, retour aux études, intégration du marché du travail, etc.), l’équipe est là pour cibler les ressources pertinentes et adaptées. La mise en contact avec les ressources est personnalisée : « Tiens, aujourd’hui je te présente Jimmy, travailleur de rue et demain, nous irons voir Simone à la ressource d’hébergement. »

Qui dit désaffiliation dit réinsertion. Et qui dit réinsertion dit participation active, saine et positive à la vie de la communauté. Entre janvier 2009 et mai 2012, 122 jeunes ont été directement soutenus dans leurs démarches de désaffiliation/réinsertion. Parmi ceux-ci : 56 % de gars et 44 % de filles; plus de 80 % résident à Montréal. Des jeunes qui contribuent dorénavant à la vie de leur société. Principalement financé par le ministère de la Sécurité publique (ce financement s’est terminé en décembre 2011), la FQJC et le Club Richelieu de Brossard, l’équipe du projet est toujours à la recherche de fonds pour venir en aide aux jeunes.

Il est possible de contribuer, soit par l’entremise de dons en argent ou en participant aux activités de financement de la F.Q.J.C. (ex. : cocktail dinatoire qui aura lieu en octobre prochain). Pour de plus amples renseignements, contacter Stéphanie Béliveau, Coordonnatrice et agente de mobilisation, Projet Sortie de secours, 514 236-0754, sortiedesecours@fqjc.org.

Ah oui… Tanya est retournée habiter chez ses parents. Elle termine son secondaire en juin prochain. Elle travaille une dizaine d’heures par semaine dans une boutique ultra-sympa. Elle a découvert un intérêt pour la mosaïque. Marcus vit actuellement en colocation. Il travaille à temps plein dans un restaurant. Pendant ses temps libres, il grimpe ; l’escalade est devenue une occasion de se surpasser.

Pour en savoir plus sur la Fondation, visionnez ce court reportage ou écoutez gratuitement un webinaire diffusé le 29 mai sur la toile

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À propos de Les Justiciers urbains

Un jour, à la suite d’un projet mésadapté pour nore quartier, nous, les Justiciers urbains, avons été frappés par le devoir d’accomplir le destin qui nous unissait. Cette union nous a confié des turbos pouvoirs : lucidité et «exécutivité» hors du commun, capacité de faire triompher le bien du mal (uniquement dans des milieux citadins) ainsi que «sens de l’urbain» les avertissant des dangers imminents. Les Justiciers urbains aiment leur ville plus que tout. C’est pourquoi nous nous intéressons à l’ensemble des questions et enjeux concernant Montréal et sa région. Nous prenons position et faisons valoir nos idées face aux enjeux d’actualité. Nous produisons des éditoriaux, rédigeons des mémoires et participons à des consultations publiques avec pour mission de servir le bien commun de Montréal et de ses citoyens.

Publié le 24 mai 2012, dans UNi pour Montréal - articles. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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